• Vers le milieu du Xème siècle, Arnoul comte de Flandres, fait assassiner dans une île de la Somme - aux Trois Cornets son ennemi Guillaume Longue-Epée, duc de Normandie.
• L’an 1066, plusieurs membres de la famille du Vidame s'embarquent à Saint-Valéry, avec Guillaume-le-Conquérant, pour la conquête de l'Angleterre.
• En 1115, Adam, châtelain d'Amiens, surpris par Guermond de Picquigny, au retour d'un voyage en Flandre, est incarcéré au château.
• Un chanoine de la collégiale de Picquigny : Wallon de Sarton, rapporte de Constantinople à l'évêque d'Amiens, en 1206, la relique du chef de Saint-Jean-Baptiste.
• Sur l'ordre du roi Philippe le Bel (1307), Renault de Picquigny fait arrêter les Templiers établis dans le bailliage d'Amiens et les retient prisonniers au château.
• Édouard III d'Angleterre, avec son armée en retraite, n'ayant pu forcer le pont de Picquigny, en 1346 est contraint de passer la Somme, au gué de Blanquetaque.- Après le traité de Brétigny, les anglais franchissent le même pont avant de rentrer à Calais.
• Charles le Téméraire s’empare du château des Vidames en allant assiéger Amiens (1470).
• La ville de Picquigny est incendiée, la même année, et quelque temps après, un capitaine bourguignon met le feu au château, dont les archives sont consumées.
• En 1475, Louis XI fait construire sur la Somme un nouveau pont, pour servir de théâtre à l'entrevue au cours de laquelle le roi de France et Édouard IV d'Angleterre signent, le 29 août, l'important Traité de Picquigny.
• Le 17 juin 1493, Charles VIII passe la nuit au château, au retour d'un pèlerinage à Notre-Dame de Boulogne.
• L’armée française, à la poursuite de Charles-Quint, séjourne à Picquigny, en 1533. En 1553, la ville est brûlée par les Impériaux.
• Au début d'avril 1597, Henri IV s'arrête quelques jours au château, avant de se rendre au siège d'Amiens.
• Le Cardinal de Richelieu couche à Picquigny, en allant inspecter les fortifications d'Abbeville (1636).
• En 1689, Mme de Sévigné vient passer 4 jours au château de Picquigny. Dans une de ses lettres, datée du 27 avril 1689, elle parle de son voyage, en ces ternies: "nous vînmes ici dans un château, où tout l'orgueil de l'héritière de Picquigny est étalé. C'est un vieux bâtiment élevé au-dessus de la ville, comme à Grignan : un parfaitement beau chapitre comme à Grignan ; un doyen, douze chanoines ; je ne sais si la fondation est aussi belle, mais ce sont des terrasses sur la rivière de Somme qui fait cent tours dans les prairies, voilà ce qui n'est pas à Grignan".
Source : “ Picquigny, Le château-Fort, La collégiale, La ville”
Maurice Crampon – Société des antiquaires de Picardie – 1963 |