Une collégiale est une église sans siège épiscopal et possédant néanmoins un chapitre, assemblée délibérante de chanoines ou de religieux.
Elle fut fondée en 1066, par Eustache de Picquigny, premier Vidame d’Amiens et ses frères, Jean et Hubert. Construite en pierres calcaires vraisemblablement extraites des carrières de La Chaussée-Tirancourt, (près du site actuel de Samara), sur des sousbassements de grès, l’église, en forme de croix latine, est lithurgiquement orientée. Les murs intérieurs sont en craie. Le transept date du XIIe siècle, la nef du XIIIe siècle, l’abside et le clocher du XVIe siècle.
Le chœur a été rebâti au XVIe siècle. La porte d’entrée actuelle a été aménagée au XVIIe siècle. (voir plan). Le clocher fut classé aux monuments historiques le 20 octobre 1906 et l’église, le 6 avril 1908.
Le 11 mai 1950 : des enfants allument des bougies pour chasser des corneilles du toit provoquant un incendie qui détruit la toiture de la nef et tout le mobilier ainsi que les vitraux. La collégiale possédait des orgues qui subirent des dommages en 1940 et brûlèrent, entre 1949 et 1953 avec l’atelier Van de Brande d’Amiens où ils devaient être réparés. La tribune et l’escalier à vis ajouré furent détruits dans l’incendie du 11 mai 1950.
En 2008, la toiture et une partie de la charpente du clocher ont été refaites ; un nouveau coq girouette est désormais perché sur sa cime et une grande partie des sculptures extérieures, endommagées par l’érosion, ont été restaurées. Mais il reste beaucoup à faire. Aussi, en fevrier 2009, s’est constituée l’association «Les Amis de la Collégiale», qui se donne pour objectifs d’aider la commune de Picquigny dans ses efforts de sauvegarde et d’embellissement de ce joyau de l’architecture gothique en milieu rural que constitue la Collégiale Saint-Martin. |
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