CCOA : la Communauté de Communes Ouest Amiens

Communauté de Communes Ouest Amiens

Picquigny, Saint-Sauveur ou Ferrières ont longtemps fait partie de la Communauté de Communes Ouest Amiens, autrement appelée CCOA. En 2017, cette collectivité a fusionné avec sa voisine du Val de Nièvre et environs pour former la communauté de communes Nièvre et Somme. Les administrations se réunissent mais les hommes et les territoires restent ! Fondée ne 1992 à l’initiative de Jean-Claude Billot, alors maire de Ferrières, la Communauté de Communes de l’Ouest d’Amiens cherchait à réunir des communes qui craignaient, à l’époque, d’être dissolues dans le Grand-Amiens et les projets périphériques. Pendant 25 ans, l’intercommunalité de communes a donc exercé son influence et engagé de nombreuses initiatives visant à dynamiser l’économie et soutenir l’activité locale. La CCOA peut notamment s’enorgueillir d’avoir participé aux travaux liés à la création de la ZAC les Bornes du temps, mais aussi d’avoir travaillé à la réhabilitation de la friche Carmichael ou à la création de la base nautique de Picquigny. Située au carrefour entre la Somme et les Hauts-de-France, la CCOA a longtemps défendu son autonomie.


18 communes réunies pendant 25 ans


La CCOA, c’est avant tout dix-huit communes qui représentaient lors de la création une population d’environ 12 000 habitants. Le siège de la Communauté de Communes Ouest Amiens a rapidement été installé à Picquigny, où prendra place quelques années plus tard l’important projet de base nautique qui participe aujourd’hui au charme de la ville.
Voici la liste des dix-huit villes et villages membres de la CCOA avant le rapprochement avec l’intercommunalité de la Nièvre.


  • Illy-sur-Somme
  • Argœuves
  • Belloy-sur-Somme
  • Bourdon
  • Breilly
  • Cavillon
  • Crouy-Saint-Pierre
  • Ferrières
  • Fourdrinoy
  • Hangest-sur-Somme
  • La Chaussée-Tirancourt
  • Le Mesge
  • Picquigny
  • Saint-Sauveur
  • Saisseval
  • Seux
  • Soues
  • Yzeux.

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015 a condamné la CCOA à se rapprocher de sa voisine. Le texte précise en effet que dans le cadre de l’approfondissement de la coopération intercommunale, les regroupements de collectivité doivent représenter au moins 15 000 habitants.
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Les activités de la CCOA


Avant sa dissolution, la Communauté de Communes de l’Ouest d’Amiens gérait bon nombre des aspects pratiques de la vie locale. Elle était notamment en charge de l’établissement du Plan Local d’Urbanisme (PLU) et de superviser la création des zones d’activité commerciale ainsi que l’implantation des entreprises. Sa compétence portait également sur de nombreuses activités annexes, dont voici quelques exemples :

  • Subvention des inscriptions aux centres de loisirs,
  • Subvention de la crèche d’Ailly-sur-Somme
  • Service de ramassage des animaux errants au lieu et place des communes
  • Service de repas à domicile pour les personnes âgées,
  • Adhésion à la Mission Locale Insertion Formation du Pays du Grand Amiénois
  • Aménagement numérique du territoire,
  • Adhésion au Syndicat Mixte Somme Numérique
  • Adhésion au Syndicat Mixte du Pays du Grand Amiénois, etc.

La CCOA était composée de 36 délégués titulaires, 18 membres du bureau et 29 suppléants, dont les bureaux se situaient donc à Picquigny.


La base nautique de Picquigny


La CCOA peut s’enorgueillir d’accueillir le seul spot de rafting naturel du nord de la France, qui a justifié en partie la construction de la base nautique de Picquigny, directement sur la vallée de la Somme. On y pratique donc le rafting, la descente de rapides, mais aussi le canoé en eaux vives. Le site se prête également aux balades et randonnées diverses, en famille ou entre amis, à seulement quinze minutes d’Amiens en voiture. La base nautique est installée sur l’ancien site de l’usine Airchal, anciennement York, spécialisée dans la fabrication de centrales à air et autres hottes aspirantes. Un temps fleuron industriel de la CCOA, cette entreprise détenue par des fonds américains a finalement fermé ses portes en 2003.
La base de loisirs construite et modernisée à Picquigny illustre donc la volonté de réhabiliter les vestiges du passé industriel de la Somme, un effort difficile à absorber au niveau d’une simple commune, mais envisageable dans une entité de taille plus importante.


Balade sur la vallée de la Somme


Au sein de la Communauté de Communes de l’Ouest d’Amiens, la Somme occupe logiquement une place importante et c’est autour du fleuve que s’articulent bon nombre des projets ou des activités. A Ailly-sur-Somme par exemple, c’est la navigation fluviale et la découverte de la nature qui justifie le déplacement. Installé dans une ancienne maison d’écluse, l’office de tourisme y propose des balades en bateau électrique grâce auxquels on peut en toute autonomie parcourir le fleuve et observer ses berges.
Un peu plus loin, on s’arrêtera à La Chaussée Tirancourt pour visiter le parc de Samara où se côtoient plus d’une centaine d’espèces d’arbres différents. Le parc abrite également un jardin botanique construit en forme de labyrinthe circulaire et de nombreuses reconstitutions qui donnent à voir le passé industriel et artisan des villes et villages de la Somme.
L’activité touristique de la CCOA s’étend au-delà des berges du fleuve, sur les plateaux. On trouve ainsi plus d’une dizaine de belvédères rocheux qui constituent autant de points d’observation et de sites à visiter.


La CCOA aujourd’hui


Avant son intégration à la communauté de communes Nièvre et Somme le 1er janvier 2017, la CCOA représentait un territoire d’environ 158 km² et un peu plus de 12 000 habitants. Elle est enregistrée depuis le 25 novembre 1993, avec un siège fixé à Picquigny.
Ironie de l’histoire, plusieurs des villes historiquement membres de la Communauté de Communes de l’Ouest d’Amiens réfléchissent à un rapprochement avec Amiens Métropole. A Ferrières ou à Seuxnotamment, on fait valoir que se rapprocher de la grande ville voisine permettrait de faire baisser certains impôts et taxes locaux.